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16/07/2012

Il a le sens commun, Barack

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La notion de sens commun se rapporte à une forme de connaissance regroupant les savoirs socialement transmis et largement diffusées dans une culture donnée :normes, valeurs et symboliques. Barack Obama a bien appris sa leçon et il a tout bon. Il reconnaît ses erreurs, montre que sa femme est là pour le soutenir et le faire sourire, a lui même un sens de l'humour mêlé au sens des responsabilités. Il est dans son jardin à la Maison-Blanche!


'Comment allez-vous passer vos vacances' demande négligemment Charlie Rose, journaliste vedette de la chaîne CBS, invité à se promener dans les jardins de la Maison-Blanche en compagnie du Président et de son épouse. Sans surprise, Barack Obama, à moins de 4 mois de l’échéance présidentielle, passera son été à faire campagne.

barack obama,michelle obama,charlie rose,cbsL’objectif de la rencontre est clair : montrer aux citoyens américains l’humilité du Président. Il avait prévu de tout changer, il reconnaît ses échecs. Il a fait campagne sur cette certitude : Yes, we can. 4 ans plus tard, il est obligé de reconnaître que, sur certaines promesses, il n’a pas pu. Pas tout seul. Pas avec une Chambre des représentant repassée aux mains des Républicains après les élections de mi-mandat.

Il navigue, pour les téléspectateurs, entre son amour pour Michelle, quelques traits d’humour, les politiques qu’il voudrait mener les 4 prochaines années, les pays qu’il aimerait visiter et sa fierté pour ses deux filles. Barack Obama voudrait mieux connaître l’Inde, Michelle rêve de visiter le quartier français de la Nouvelle-Orléans. Le Président affirme que l’expérience présidentielle a renforcé son couple et qu’il s’appuie plus que jamais sur son épouse. Elle enchaîne : ‘La Maison-Blanche ne change pas les gens. Cet endroit magnifie les bons et les mauvais côtés des gens qui y vivent’. Il reconnaît quelques cheveux gris supplémentaires après 4 ans à la tête du Monde Libre. Michelle précise : ‘Je veux être claire là-dessus : il a 50 ans mais moi, pas encore !’. Un couple parfait ? Un couple lié en tout cas. Et prêt à affronter ensemble 4 ans de charge supplémentaire. ‘Barack nous montre chaque jour qu’il n’y a rien de plus important que d’être avec nous, les filles et moi’ s’émerveille son épouse.

Après cette entrée en matière mignonne comme tout, le journaliste entre quand même dans le vif du sujet : la politique. ‘Quel serait l’accomplissement le plus significatif que vous voudriez accomplir en cas de deuxième mandat ?’ Barack Obama n’a pas d’hésitation : ‘Le problème le plus important auquel nous devons faire face est comment construire une économie dans laquelle la classe moyenne est forte et en croissance. Je pense que la question principale à l’heure actuelle pour les Américains est celle-ci : quelle vision, la mienne ou celle de Mr Romney, est celle qui a le plus de chance de voir le jour’.

‘Yes, we can’, ‘Hope&Change’ : qu’est-il arrivé à tout ça ?

Cette campagne, comme en 2008, est encore question d’espoir et de changement. Si vous me demandez ce qui m’a le plus frustré depuis 4 ans, ce n’est pas le travail ardu, ce n’est pas l’énormité des décisions à prendre, c’est que je n’ai pas été capable de changer l’atmosphère, ici, à Washington, pour faire en sorte qu’elle reflète la décence et le sens commun des gens ordinaires qui, je pense, veulent juste voir leurs leaders résoudre les problèmes.

Vous aviez pourtant la certitude d’avoir les capacités pour y parvenir ?

Je pense que j'ai sous-estimé le degré auquel dans cette ville, la politique prend le pas sur l'élimination des problèmes.

 

On ressort de cette rencontre millimétrée, dans l’ambiance feutrée d’une Maison-Blanche qui a rarement parue aussi accueillante, avec la certitude que l’homme fait partie des meubles, qu'il correspond au lieu et à la fonction comme personne, grâce à son aisance, son humilité, sa vie familiale apaisante. Objectif atteint pour Barack Obama: il gère son image comme un maître, au point de convier, sur le canapé de la Blue Room, son épouse: 'Parce qu'elle est plus populaire que moi', sourit-il. Et voilà que nous aussi ... Il est fort ce Barack!

 


Caroline Grimberghs

 

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