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02/08/2012

Un beau 'kiss my ass' pour clôturer une tournée catastrophe

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On peut dire sans crainte que la cible est loupée: s'offrir une stature internationale, voilà l'objectif affiché de Mitt Romney au moment de quitter le territoire américain il y a 8 jours. Depuis, il aura squatté sans peine les JT du monde entier. Mais à quel prix! Chacune de ses étapes aura été marquée par une boulette diplomatique démontrant pour le moins une communication hésitante.


A Londres, il s'est permis de critiquer l'organisation des Jeux Olympiques à quelques heures de la cérémonie d'ouverture se mettant David Cameron à dos. Quelques jours plus tard, il froisse les Palestiniens en déclarant Jérusalem capitale d'Israël puis en estimant que le retard économique des territoires palestiniens est dû à une différence de culture. Analyse pas très fine dans une région du monde où chaque parcelle de terre cultivable est source de conflit.

"Le gouverneur Romney, lors de ce voyage, a démontré qu'il n'avait pas forcément la discipline requise d'un président des Etats-Unis afin de gérer les relations diplomatiques délicates", a ainsi estimé mardi un conseiller du président Obama, Robert Gibbs. "Romney passait une audition pour devenir le chef du monde libre, et il est évident qu'il n'a pas été capable de représenter les Etats-Unis à l'international", a assuré M. Gibbs lors d'une conférence téléphonique. Les électeurs américains seront-ils du même avis?  "Pour dire les choses franchement, on n'a jamais vu un candidat américain pâtir d'avoir fait des déclarations qui choquent les Palestiniens", souligne Stephen McInerney, directeur du centre indépendant Project on Middle East Democracy.

Dernière étape de son trip hors du pays de l'Oncle Sam: Varsovie. Mitt Romney en avait déjà beaucoup fait lors des précédentes étapes, il a donc laissé la place à son attaché de presse, dont le rôle est de gérer avec doigté la stratégie communicationnelle de son candidat. Résultat? Rick Gorka, s'en est vivement pris aux journalistes qui pressaient de questions Mitt Romney sur les bourdes ayant émaillé son voyage, en leur demandant de "faire preuve d'un peu des respect" avant de leur dire "d'aller se faire foutre". Un 'kiss my ass' qui n'est pas passé inaperçu et fait les choux gras de la presse. Et sans doute aussi de l'équipe de campagne d'Obama qui, pour le coup, maitrise la comm' du Président à la perfection: pas un pas de travers, pas une photo gênante, pas une déclaration embarrassante. Parfait Barack? Ou simplement prudent ...

Mitt Romney n'entend pas pour autant arrêter de voyager. Mais il restera aux Etats-Unis dans les semaines à venir. Il commence un 'bus tour' le 10 août prochain. Au programme; arrêt en Virginie, en Caroline du Nord et en Floride. Seul ou accompagné de son vice-président dont on attend le nom dans les prochains jours.


C.Gri. avec AFP

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