Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

12/09/2012

Romney reçoit le soutien (a minima) de son 'ennemi géopolitique n°1'

romney,poutine,géopolitique

"Le fait que M. Romney nous considère comme un ennemi - c'est un mauvais point- , mais le fait qu'il le dise franchement, sincèrement, cela montre que c'est un homme droit et franc -c'est un bon point-", a ironisé le président russe, selon l'agence de presse officielle Itar-Tass. Vladimir Poutine a confirmé mardi qu'il était prêt à travailler avec le républicain Mitt Romney s'il est élu président des Etats-Unis, ajoutant, non sans ironie, apprécier la franchise de cet homme qui avait qualifié la Russie "d'ennemi géopolitique numéro un".
 

"Bien que M. Romney considère la Russie comme l'ennemi numéro un, s'il est élu président, bien sûr, nous tous, et moi-même, travaillerons avec lui comme avec un chef d'Etat élu", a-t-il ajouté. La semaine dernière, le président russe avait déjà assuré qu'il pourrait travailler avec tout président américain élu en novembre, soulignant cependant que du choix des électeurs américains dépendrait la qualité des relations.
romney,poutine,géopolitiqueMardi, M. Poutine a ajouté que les déclarations de Mitt Romney étaient venues renforcer la position de la Russie sur la question du bouclier anti-missile de l'Otan en Europe. "Je suis reconnaissant du fait qu'il ait formulé si clairement sa position, car il a confirmé une fois de plus que notre approche concernant la défense anti-missile était correcte", a-t-il déclaré.
"Je pense qu'il ne nous a pas seulement convaincu, mais aussi la communauté internationale et nos partenaires européens", a ajouté le président russe.
Moscou considère le système de bouclier anti-missile comme une menace pour sa sécurité, malgré les affirmations contraires de l'Otan.
S'il est élu, Mitt Romney a affiché l'intention de se montrer nettement moins "flexible" à l'égard de Moscou que le président démocrate sortant Barack Obama, qu'il accuse d'avoir été trop conciliant avec le Kremlin.
En juin, il avait réaffirmé que la Russie était un "adversaire géopolitique" des Etats-Unis, après l'avoir déjà qualifiée en mars d'"ennemi géopolitique numéro un" de Washington.

AFP

Les commentaires sont fermés.