[B] Roadway to Washington - En route pour la Maison-Blanche: De Bruxelles à Washington, retrouvez sur le blog de lalibre.be, toutes les informations sur la campagne présidentielle américaine. De Broadway à DC, retrouvez les à-côtés people et insolites mais aussi les infos pertinentes et importantes.
Tous les coups sont permis entre Barack Obama et Mitt Romney. Le premier confirmera-t-il l'incroyable vague d'espoir que sa candidature avait insufflé au pays en 2008? Le deuxième pourra-t-il redécorer à sa guise le bureau ovale sur lequel lorgnent les Républicains depuis le départ de G.W. Bush?
Les USA vivront au rythme de cette campagne jusqu'en novembre. Et nous aussi ...
Les artères célèbres sont nombreuses au pays de l’Oncle Sam. Au gré de nos élucubrations, nous passerons de Hollywood Boulevard (potins de stars), à la 5th Avenue (it’s economy, stupid !), un petit crochet par Mountain View (réseaux sociaux) sans oublier la Route 66 (approche transversale).
Sur Pennsylvania Avenue, nous aborderons les grands chantiers menés par Barack Obama pendant son premier mandat. La route qui mènera peut-être Mitt Romney de Détroit à Washington fait 845 km, dont une grande partie sur la Interstate 76 West. Peu connue aujourd’hui, il ne tiendra qu’à lui d’en faire l’un des lieux dits de notre blog pour les semaines avenirs.
Romney s'en prend à la culture de "dépendance" défendue selon lui par Obama
Le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney s'en est pris mercredi à la culture de "dépendance" défendue selon lui par Barack Obama, cherchant à rebondir après avoir été critiqué pour avoir évoqué la mentalité de "victimes" de "47%" des Américains.
"Mon projet pour l'économie américaine encouragera les investissements privés et les libertés individuelles", a affirmé M. Romney dans une tribune publiée par le journal USA Today. "Au lieu de créer un réseau de dépendance, j'appliquerai des politiques qui feront croître notre économie et sortir des Américains de la pauvreté", a-t-il poursuivi.
M. Romney, dont la campagne pour tenter de ravir la Maison Blanche à M. Obama le 6 novembre faisait escale à Atlanta (Géorgie, sud-est) pour des réunions de levée de fonds, y a accusé le président démocrate d'être l'apôtre d'une "redistribution" des richesses, une notion qui aux Etats-Unis renvoie au socialisme dans son acception soviétique.
"La question de cette campagne n'est pas de savoir qui se soucie des pauvres et de la classe moyenne", a assuré le candidat conservateur. "C'est mon cas. C'est son cas", a-t-il ajouté à propos de M. Obama: "La question est de savoir qui peut aider les pauvres et la classe moyenne. Je le peux, il ne le peut pas!".
Le candidat républicain a ensuite assuré à Miami, lors d'une rencontre organisée par la chaîne hispanophone Univision, "se préoccuper de 100% de la population", tout en soulignant auprès des modérateurs du débat qu'il savait qu'il ne pourrait pas l'emporter avec 100% des voix le 6 novembre face à Barack Obama.
Dès mardi, les républicains avaient mis en avant des déclarations de Barack Obama datant de 1998 et censées traduire les convictions d'extrême-gauche de l'actuel président des Etats-Unis: il y défendait l'idée d'une "redistribution" des richesses par l'Etat.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a estimé mercredi que cette manoeuvre du camp de M. Romney s'apparentait à "une tentative, qui semble désespérée, de changer de sujet".
Lors de ses discours de campagne, M. Obama évoque l'idée d'une pression fiscale plus élevée pour les plus riches, se disant persuadé que la croissance reviendra si la classe moyenne est renforcée. Le projet économique de M. Romney prévoit au contraire de réduire les impôts des "créateurs d'emploi".
Mardi soir, le président avait estimé que son adversaire passait une partie importante des Américains "par pertes et profits" avec ses propos polémiques sur la mentalité de "victimes" de 47% de ses compatriotes.
Dans une vidéo volée publiée lundi par le journal de gauche Mother Jones, M. Romney assure que "47% voteront pour le président quoi qu'il arrive. Il y a 47% des gens qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que le gouvernement doit s'occuper d'eux (...) Ce sont des gens qui ne paient pas d'impôts".
Ces déclarations, que M. Romney n'a pas désavouées tout en concédant que leur formulation n'était pas "élégante", ont provoqué une tempête médiatique au moment où la candidature du républicain souffrait déjà de mauvais sondages, de revers de communication et d'un article de presse faisant état de querelles internes à son équipe.
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