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25/10/2012

La première femme présidentes des USA pourrait être Républicaine

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Susannah Shakow, ancienne collaboratrice de Hillary Clinton, directrice de Running Start, organisation visant à donner l’envie aux jeunes filles américaines de se lancer en politique, parle d’ "énorme différence" entre les Démocrates et les Républicains quant à la place des femmes en politique : "Il est évident que l’impulsion vient essentiellement du parti démocrate. C’est très frustrant de voir que du côté républicain, c’est encore loin d’être une priorité". Il y a pourtant de plus en plus de femmes qui creusent leur trou et veulent faire entendre leur voix dans les années à venir. En voici une liste non-exhaustive parmi lesquelles se trouvent, peut-être, la première femme présidente des Etats-Unis.

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1.jpg On entend de plus en plus parler de Susana Martinez, 53 ans. Issue de la classe moyenne, fière de ses origines latinos, elle est la première femme hispanique à être devenue gouverneure aux Etats-Unis, dans l'Etat du Nouveau Mexique, en 2010. Auparavant, elle a été procureure pendant 14 ans. Démocrate jusqu’en 1995, Susana Martinez a ensuite opté pour le Parti Républicain, un changement qu’elle a expliqué à l’occasion de sa prise de parole lors de la convention républicaine 2012. Elle plaide pour une diminution des dépenses publiques et des baisses d'impôts, ainsi que des réformes dans l'éducation basées sur certaines réformes mises en place en Floride par l'ancien gouverneur Jeb Bush. Elle est pro-vie, opposée au mariage homosexuel et défend ardemment le droit au port d’armes.

3.jpgCitons également Kay Bailey Hutchison, 69 ans, sénatrice du Texas depuis presque 10 ans. Entrée très jeune en politique, elle devient députée à la Chambre des Représentants du Texas à 29 ans. Cette solide expérience lui vaut d’avoir été un temps envisagée par l’appareil de son parti pour être la candidate républicaine à la présidentielle 2008. On lui préferera finalement John McCain. En 2010, elle tente d’obtenir la confiance de son parti pour le poste de Gouverneure du Texas mais on lui préférera cette fois Rick Perry. "C’est une femme forte et appréciée par les deux partis" estime Susannah Shakow, observatrice avisée de la place des femmes sur la scène politique américaine. Divorcée et remariée, Kay Bailey Hutchison défend le droit à l’avortement et s’est montrée plutôt favorable à la réforme du système de santé proposée par Obama. Elle défend également des idées plus conservatrices comme l’enseignement non-mixte et l’arrêt des subventions en faveur des énergies renouvelables. Elle reconnaît avoir envisagé de concourrir pour la présidence en 2012 mais estime la tâche infaisable avec deux enfants (adoptés) de 10 ans. Rien ne dit qu’elle ne le fera pas quand ils seront plus grands …

2.jpgNikki Haley, Gouverneure de Caroline du Sud, pourrait également venir mettre son grain de sel dans les prochaines primaires républicaines. "Elle n’est pas très appréciée des Républicains" tempère de suite Susannah Shakow. "Ce n’est pas une grande oratrice et bien qu’elle soit charmante, elle n’est sans doute pas suffisamment expérimentée". A 40 ans, cette jeune femme née d’une famille d’immigrés venus d’Inde, et ayant fait fortune aux Etats-Unis, pourrait amener les minorités, généralement plus enclines à voter Démocrate,  à s’intéresser au Parti Républicain. De confession sikh, elle s’est convertie au méthodisme avant d’épouser Michael Haley, le père de ses deux enfants. Membre de la Chambre des représentants de Caroline du Sud de 2004 à 2011, Nikki Haley est membre du Tea Party, dont elle partage les idées très conservatrices : pro-vie, elle défend la mise sur pied de législations protégeant les fœtus. Elle a voté en faveur de la loi de 2007 obligeant les femmes désirant avorter à regarder une image de leur fœtus et à écouter le battement du cœur avant d’avoir droit, au minimum 24h plus tard, à l’IVG. Elle prône également un renforcement des politiques migratoires. Economiquement parlant, Nikki Haley est opposée à toute augmentation des impôts. Citée un temps comme potentielle co-lisitière de Mitt Romney, elle aurait notamment été écartée en raison de son manque d’expérience. Elle traîne également derrière elle des rumeurs – qu’elle a toujours viscéralement niées- faisant état de relations adultères. Aux puritains Etats-Unis, voilà qui peut mettre un frein important à une carrière politique.

2.jpgLast but not least, la plus connues des femmes politiques du Grand Old Party est sans conteste Condoleezza Rice, secrétaire d'État républicaine dans l’administration Bush. Elle dispose d’une excellente  connaissance de la scène internationale et a notamment œuvré, de 2005 à 2009, à réchauffer les relations au Proche-Orient. Mais au lendemain de l’élection de Barack Obama, Condoleezza Rice a abandonné toute fonction politique pour enseigner la science politique. Si elle envisageait une candidature à la présidence, elle devrait tirer comme un boulet ses premières convictions politiques : jusqu’en 1982, Condoleezza Rice appartenait au Parti Démocrate. Autre ‘fait d’arme’ qui lui colle à la peau : on dit que celle que l’on surnommait ‘Warrior Princess’ au début de sa carrière a, sous la présidence de George W. Bush, autorisé le recours à la torture.


Caroline Grimberghs

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