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06/11/2014

Les Républicains vont-ils gâcher le rendez-vous avec l'Histoire de Barack Obama?

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"Comme nous l'avons vu ces dernières années, la minorité a un pouvoir énorme pour empêcher les choses de se produire", a déclaré John Kerry mercredi depuis Paris. Par cette petite phrase, John Kerry met sur orbite la nouvelle stratégie des Démocrates, qu'ils vont décliner à l'envi d'ici novembre 2016 et les prochaines présidentielles. En substance, cette stratégie la voici: "Nous n'avons rien fait pendant les deux premières années de ce mandat car une minorité républicaine au Congrès à un pouvoir énorme d'empêcher les réformes. Nous n'avons rien fait pendant les deux dernières années de ce mandat car une majorité républicaine au Congrès empêche ... encore plus, de mener à bien les réformes".

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Après la défaite démocrate aux élections de mardi, Barack Obama va devoir composer avec un Congrès contrôlé par des républicains très critiques de sa politique.

"Il ne va pas laisser une bande de sénateurs et de parlementaires lui gâcher son rendez-vous avec l'histoire", estime Mark Dubowitz, expert de la politique étrangère des Etats-Unis à l'AFP. Ci cela s'avérait correct, cela pourrait conduire à un affrontement dès les débuts du nouveau Congrès, notamment sur la question sensible des sanctions envers l'Iran. Le Président n'est pas favorable à un renforcement de celles-ci et a toujours privilégié le dialogue avec Téhéran, ce que les Républicains, nouvellement majoritaires au Sénat, n'estiment pas être l'attitude à adopter. "Les élus vont hurler dans tous les sens, c'est sûr, et ils vont sûrement essayer de voter un renforcement des sanctions et de dire non à l'administration", admet le professeur de relations internationales Gordon Adams, à l'American University, qui a travaillé à la Maison Blanche sous Bill Clinton. "Mais il y a un problème: le président mettra son veto", dit-il à l'AFP. Au final, selon l'expert, "le Sénat ne détermine pas la politique, il supervise et critique".

Le secrétaire d'Etat, John Kerry, ancien président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a rappelé que le Sénat fonctionnait principalement avec une majorité qualifiée de 60 voix sur 100. Or le groupe républicain ne comptera qu'entre 52 et 54 élus, une fois les derniers résultats connus. A condition d'être uni, le groupe démocrate pourra bloquer toute initiative républicaine.

"Comme nous l'avons vu ces dernières années, la minorité a un pouvoir énorme pour empêcher les choses de se produire", a déclaré John Kerry mercredi depuis Paris. Par cette petite phrase, John Kerry met sur orbite la nouvelle stratégie des Démocrates, qu'ils vont décliner à l'envi d'ici novembre 2016 et les prochaines présidentielles. En substance, cette stratégie la voici: "Nous n'avons rien fait pendant les deux premières années de ce mandat car une minorité républicaine au Congrès à un pouvoir énorme d'empêcher les réformes. Nous n'avons rien fait pendant les deux dernières années de ce mandat car une majorité républicaine au Congrès empêche ... encore plus, de mener à bien les réformes".

La stratégie républicaine en vue des élections présidentielles de 2016 est plus claire: pointer du doigt systématiquement, sur tous les dossiers, l'incompétence de l'administration.

Caroline Grimberghs (avec l'AFP)

10:13 Publié dans midterms | Tags : obama, kerry, midterms | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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